Death Trick: Double Blind

Publié le 03 Avril 2025.

Hattie, magicienne au sein d'un cirque d'Amérique des années 50, performant le tour du lancer de poignards sur personne vivante attachée à une cible, a été retrouvée attachée à sa propre cible et avec un poignard dans le cœur.

C'est l'histoire de Death Trick: Double Blind, un jeu d'enquête / visual novel sur lequel je viens de passer une dizaine d'heures et c'était très bien.

Screenshot du jeu, un décor détaillé de petit chapiteau de cirque abritant une loge avec des miroirs et des costumes. Face à nous, l'une des personnages, Alys, est une technicienne endossant entre autres le rôle de costumière. C'est une jeune femme avec un mètre-ruban, un béret, un de ces mini-coussins pour planter des aiguilles dont j'ai plus le nom, et un sac à outils avec au moins une paire de ciseaux et une pince.

Pour le jeu, vous adoptez deux points de vue : celui d'une jeune femme appelée en renfort pour se faire passer pour Hattie, qui est la star du cirque sans laquelle il ne peut survivre financièrement ; et celui d'un détective appelé pour résoudre le mystère et trouver la personne responsable du meurtre.

Mais le gameplay est le même : il faudra collecter des indices d'après les deux points de vue, et ceci avant que le soir ne tombe.

Screenshot d'un autre chapiteau, celui du directeur du cirque qui vous fait face, une personne d'âge moyen avec un pull à carreaux, une canne et une veste à grille. Plusieurs choix de dialogues sont proposés.

Chaque point de vue axe son enquête sur des détails séparés mais prenant la même forme : l'objectif est de faire connaissance avec les huit employés du cirque, les interroger pour compléter une liste de faits (passé des persos, relations avec les autres, alibis au moment du meurtre, ...), fouiller chaque zone pour trouver des preuves, et présenter des contradictions.

En revanche, vous n'avez qu'un nombre d'actions limité par heure de la journée, donc il faudra faire des choix.

Screenshot d'une scène en extérieur avec le dresseur d'animaux devant son étable. On voit des chevaux dans leurs loges. Mais l'accent est surtout mis sur les éléments d'interface montrant la liste des faits à disposition.

Le jeu se fait en une dizaine d'heures. Il m'est arrivé en milieu de partie de reload en boucle ma save pour tester différentes options parce que la fin de journée approchait ... mais c'était en fait complètement inutile.

Le déroulé est en fait assez intuitif, l'interface nous indique les décors où il reste des indices à trouver, et sur quels persos il est possible de présenter des contradictions pour avancer. Je n'ai dû chercher une soluce que pour une seule contradiction.

Screenshot de la carte du jeu, un dessin sépia du cirque, représentant le chapiteau principal, plusieurs autres petits chapiteaux, une étable, des charriots, et une ligne de chemin de fer accueillant trois wagons comportant les foyers des artistes.

J'avoue avoir été parfois un peu perdu, je n'avais pas l'impression d'avancer ; mais tous les personnages sont très développés et j'ai pris plaisir à découvrir leurs histoires ; pour qu'au final je n'aie quasiment rien vu venir du dénouement de cette affaire qui m'a offert d'excellents plot twists.

C'est une histoire très poussée, les décors dessinés sont sublimes, c'est un très bon représentant du genre.

Screenshot d'une scène d'investigation, la chambre de motel du détective, avec des rideaux à fleurs, un lit sur lequel est posé une valise ouverte et l'affiche du cirque.