The Case & The Rise of the Golden Idol
Publié le 29 Décembre 2025.
- Un mec pousse un autre mec du haut d'une falaise pour récupérer une statuette en or.
- Le fils du mec qui a poussé l'autre mec est retrouvé la tête en sang en habit de jour dans son lit.
- Le frère du fils du mec qui a poussé l'autre mec voit un type inconnu hériter de la statuette en or et provoquer la combustion spontanée d'un employé de son neveu.
En une heure de jeu et trois chapitres, l'ambiance de The Case of the Golden Idol est posée pour les neuf heures suivantes.

On clique partout en inspectant des scènes fixes. On récupère des mots-clés, on passe éventuellement dans d'autres scènes. Une fois tous les mots récupérés, on tente de compléter des textes à trous (tenant parfois davantage de trous à textes).
Qui sont les gens qu'on voit / à qui sont ces prénoms et noms qu'on a découvert ? Où est-on / à quel lieu font référence ces noms propres ? Pourquoi ce guignol change de vêtements quatre fois par jour ? Puis en fait, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Nous sommes dans une ligne temporelle droite où se mélangent complots, trahisons, morts atroces, conflits familiaux, reliques aux pouvoirs surnaturels, manœuvres politiques, traditions sectaires, ... Chaque chapitre fait dégénérer l'histoire toujours plus loin.
Il est mieux de mémoriser chaque nom, chaque visage, chaque lien susceptible d'être utile dans les chapitres suivants. La grosse force du jeu c'est cette histoire tentaculaire qui semble ne connaitre aucune limite.

À ça on peut ajouter les DLC (inclus dans le jeu de base pour la version Switch), puis le jeu suivant, The Rise of the Golden Idol (qui propose une toute nouvelle histoire se passant longtemps après, mais en étant racontée dans le désordre), avec ses propres DLC (pas inclus dans le jeu de base pour la version Switch), et à la fin, j'avais passé 45 heures en tout sur un univers que j'ai adoré qui a en plus su renouveler ses énigmes pendant tout ce temps.

Ceci dit, bien que j'y aie joué sur Switch, le jeu sera probablement plus maniable sur PC. Je me retrouvais régulièrement à foirer mes manips et à placer des mots aux mauvais endroits sans faire exprès. Et j'ai constaté de sacrées chutes de framerate dans certaines scènes du deuxième jeu.
L'interface est très austère aussi, peu d'onboarding, pas d'invitation à changer de commandes ou de langues (j'ai fait tout le premier jeu en anglais parce que j'avais pas vu l'option pour le passer en français).

Plus gênant, même en comprenant la scène, je me suis souvent bagarré avec l'ordre des mots (surtout avec la traduction française je crois). Un synonyme pas adapté, une tournure de phrase “nom adjectif” qui devait en fait être formulée “adjectif nom” pour être validée.
Malgré tout, je crois avoir moins galéré que sur son inspiration, Return of the Obra Dinn. Je pense que les couleurs et les mises en valeur des éléments importants jouent en sa faveur par rapport à son ainé, le rendent plus net, plus clair.

Mais dans l'ensemble j'ai adoré (bon je suis pas fan de la direction artistique non plus, mais bon les gouts et les couleurs tout ça), la réputation de l'univers n'est pas usurpée, j'avais attendu une grande occasion pour y jouer, du genre “ce seront mes deux derniers jeux de l'année 2025 et ça va me prendre dix jours pour les faire, autant bien me plonger dedans” et ça valait le coup.