The Entropy Centre (et Portal)

Publié le 16 Mars 2025.

Plus j'écume de jeux de puzzle à la première personne (Portal-like), plus je me dis que le fait que la formule ait marché pour Portal 1&2 tient de plus en plus du prodige. Depuis, tellement de jeux de ce style se sont cassé les dents sur des critères variés, les rendant bof voire injouables.

Screen de Portal, un jeu en 3D à la première personne, on fait face à Wheatley, un robot en forme de balle avec un objectif qui lui sert d’œil. On est dans un couloir d'ascenseur dont le mur est tapissé de leviers parfois levés ou abaissés.

Screen de Portal, notre personnage tient une arme capable de tirer un portail bleu ou un portail orange contre une surface blanche, on peut donc traverser l'un pour sortir vers l'autre. Ici, on voit une tourelle sentinelle diffuser un laser rouge, prête à nous viser et à nous tirer dessus amicalement, mais celle-ci est dos à un mur blanc.

Il ne reste souvent que l'ambiance de mystère promise par le lore du jeu, face à laquelle je suis souvent curieux d'en savoir plus, et développe l'envie de m'y attacher ... mais vu qu'à côté, il manque souvent un ou plusieurs des critères évoqués au-dessus, ou que ceux-ci sont trop moyens, les vraies réussites ou les jeux au moins corrects dans cette catégorie sont si rares.

Screen de Portal, dans une grande salle complètement délabrée. Les murs et escaliers se sont effondrés, révélant les salles voisines. La végétation a envahi la pièce.

Jusqu'à présent, sur la dizaine de jeux de cette catégorie que j'ai testé, il n'y en a que quatre qui s'en sortent à peu près face à Portal :

Et puis ce week-end, j'ai fait The Entropy Centre.

Artwork du jeu, présentant une arme de tir en premier plan, métallique et futuriste, avec un petit écran à LEDs affichant le sourire d'Astra, l'IA qui nous accompagne. En fond, on voit des robots ressemblant à des dessertes, floqués d'un grand écran affichant un sourire inversé et fâché, on devine qu'ils sont pas là pour boire le thé.

On incarne Aria, qui rencontre Astra, une sympathique IA habitant dans un fusil capable de faire remonter le temps à des objets (avant qu'ils ne se déplacent, qu'ils ne cassent, ...).

La mécanique de jeu repose donc sur ce fusil, on déplace des cubes de différentes natures, puis on leur intime de faire marche arrière ensuite, pour passer de salle en salle. C'est souvent calme, même s'ils y a des phases demandant des réflexes, voire stressantes.

Screenshot du jeu, un espèce de hangar où l'on voit un cube posé sur une dalle reliée à un câble vert fluo relié lui-même à une porte ouverte, dont on devine qu'elle est fermée si aucune pression n'est appliquée sur la dalle. Il y a plusieurs de ces portes à l'image, toutes reliées à d'autres câbles et d'autres mécanismes.

Aria se trouve sur une station lunaire possédant la puissance nécessaire pour empêcher l'apocalypse sur la Terre. Mais cette station manque d'énergie, et résoudre ces salles permet d'en générer.

On trouve régulièrement des messages d'anciennes personnes ayant fréquenté ce lieu, expliquant son histoire, son utilité. Ça parle de la vie dans la station, de cataclysmes, et c'est parfois drôle en plus.

Screenshot du jeu, une grande salle avec des fenêtres donnant sur l'espace. On voit une porte au fond. De la végétation a envahi la pièce.

Pour évoquer tout de suite les défauts, les personnages sont assez classiques ; et jouant sur Switch, j'ai parfois rencontré des glitches de son (mauvaise balance des sons, musique qui se coupe brusquement) ... mais tout le reste est réussi.

La difficulté du jeu est pile poil comme il faut, visuellement ça reste propre quasi sans jamais ramer, l'histoire est prenante sans être imbitable, et le jeu a ses moments de mise en scène intenses.

Screenshot du jeu, notre arme tire un rayon de lumière sur un cube qui suit un chemin délimité par des lumières indiquant le trajet qu'il a fait, il passe sur plusieurs dalles.

Il faut compter une dizaine d'heures pour tout voir, et j'ai passé un excellent moment au point que je dirais que le jeu se classe dans le haut du panier des Portal-like.

Ça fait partie des jeux récemment édités par Playstack, qui a aussi mis en avant Balatro (le jeu de cartes qui a drogué tout le monde dont moi) et Golden Idol (la saga d'enquête à laquelle je n'ai pas encore joué mais qui pourrait me plaire), vraisemblablement une boite qui a le nez creux.

Screen du jeu, assez semblable au précédent en fait, désolé, ceux proposés sur la page de présentation du jeu sur Switch que j'utilise sont pas hyper variés.

(Bon dommage de pas avoir nommé le jeu Centropy ceci dit, une occasion manquée j'imagine m'enfin bref.)