UFO 50

Publié le 11 Mai 2026.

Les années 80 ont fourmillé de constructeurs/éditeurs de jeu vidéo qu'on a aujourd'hui oublié. L'un d'entre eux a récemment refait surface : le concepteur des consoles LX, LX-II et LX-III dénommé LX Systems / UFO Soft, dont les jeux sont ressortis sous une compilation de 50 jeux nommée UFO 50.

Artwork de présentation du jeu, présentant son titre entouré de plusieurs dizaines de personnages issus des différents jeux.

Dans le cadre de cette compilation, il est proposé d'accomplir trois objectifs par jeu. Accomplir le premier (arriver à la moitié du jeu, terminer un objectif in-game spécifique, ...) vous permet d'obtenir un élément de décor pour égayer le menu, finir le jeu vous permet de dorer la cartouche à l'écran de sélection, le finir à 100% permet de donner une couleur cerise à la cartouche.

Voilà par exemple l'état de mon menu après 35 heures passées sur la compilation :

J'ai cerisé quatre jeux, goldé trois autres, et j'ai obtenu les éléments de décor sur 19 d'entre eux.

Party House est un Black Jack transposé à une fête à la maison, où l'on laisse entrer des invités inconnus qui ont des effets positifs ou négatifs.

Screen de Party House, un jeu avec des personnages squattant une maison et des indicateurs sur chacun d'eux. Il faut remplir une jauge de popularité, une jauge d'argent, et le tout dans un nombre de fêtes limité.

Attactics est un jeu de stratégie en temps réel où l'on envoie des soldats sur des lignes de front pour attaquer le château adverse et défendre le notre.

Screen de Attactics, deux châteaux sont face à face, différents types de soldats proviennent des deux côtés (chevaliers, boucliers, archers, explosifs, ...).

Dans Camouflage, on déplace un caméléon qui doit rejoindre son terrier tout en changeant de couleur pour se cacher.

Screen de Camouflage, on voit le caméléon en vue du-dessus, pouvant passer sur des zones d'herbe, de sable, de terre ou d'eau, tout en évitant des grenouilles roses postées à endroits fixes.

Quibble Race est un tiercé avec des bestioles qui n'avaient rien demandé.

Screen de Quibble Race, une interface où l'on peut parier sur une des trois espèces de chenilles participant à une course, il y a des boutons menant à des phases d’entrainement, de sabotage, de boutique, ...

Golfaria est une aventure où l'on déplace une balle sur une carte en un nombre limité de coups, dans l'espoir de débloquer des pouvoirs pour avancer plus loin.

Screen de Golfaria, on voir une balle de golf se déplacer en vue du-dessus dans une jolie étendue d'herbe.

Porgy est un jeu d'exploration sous-marine où l'on cherche des améliorations pour permettre à notre sous-marin d'explorer toujours plus les profondeurs.

Screen de Porgy, on voit un sous-marin en forme de poisson explorer les abysses en vue de côté.

Mini & Max est un jeu de plates-formes en open world où l'on peut grandir ou rétrécir pour explorer différentes strates d'une pièce de la maison.

Screen de Mini & Max, on voit l'héroïne debout sur une coccinelle marchant sur un tapis.

Et avec ça j'ai cité tous les jeux que j'ai aimé ... et réussi à finir.

Je suis parvenu à terminer l'objectif de base d'une vingtaine de jeux en tout (dont les sept cités), mais force est de constater que j'ai donc trouvé la majorité des jeux trop difficiles, trop rigides. Même ceux que j'ai fini demandent souvent un certain temps d'adaptation.

J'ai mis des exemples supplémentaires dans les alt des images de ces autres jeux que j'ai aimé mais que j'ai pas pu finir :

Screen de Magic Garden, une arène de collecte de blobs qui poppent sur le terrain sur lequel il faut faire un score beaucoup trop haut pour le considérer comme fini.

Screen de Mortol, un jeu de plates-formes où l'on sacrifie ses unités pour les changer en plates-formes supplémentaires nous aidant à progresser dans le niveau, mais avec des ennemis trop actifs et difficiles à contourner.

Screen de Warptank, un jeu de conduite de tanks sur les murs dont les commandes s'inversent en fonction de notre position sur le mur.

Screen de Rock On! Island, un tower defense à l'ère préhistorique où l'on recrute des guerriers pour repousser des dinosaures, mais on n'a pas assez de sous et il y a trop de dinos dès les premiers niveaux.

Il existe un guide de jeu papier qui donne de premiers conseils pour chaque jeu, en plus des guides de jeu en ligne qui m'ont aidé pour le 100% de deux-trois d'entre eux.

Mais ça reste le jus de l'époque, et même un ou plusieurs guides n'aideront pas forcément à outrepasser cette rigidité.

Photo de la cover du livre UFO Companion, un petit livre avec un artwork 3D présentant des mascottes.

Photo des pages concernant Porgy, avec des screens des éléments à trouver, une demi-map globale, des artworks, des conseils sous forme de texte ...

Après, j'ai quand même tendance à recommander la compilation en elle-même, qui offre au final plein d'expériences différentes, il faut juste avoir envie de s'énerver même pendant un temps.

C'est dans le pitch du jeu mais ça casse la magie de le savoir donc le reste de cet article peut être considéré comme du spoil.

Le twist c'est qu'il s'agit en fait de jeux développées entre 2016 et 2024 par six personnes. Du coup à titre d'expérience de fausse compilation de jeux rétro, je trouve l'exercice réussi. C'est juste dommage d'avoir poussé le vice jusqu'à garder cette difficulté d'époque.

Il y a des cheat codes, mais ils annulent la complétion des jeux, donc il est impératif de ne pas “tricher” pour considérer les jeux comme complétés.