Mini-Fic Mario Humoristique 2013 : Une Grande Menace

Publié en Décembre 2013 pour un concours de création sur Mario Universalis.

PLAINE CHAMPIGNON, TENTE DU GÉNÉRAL, SEPTIÈME JOUR DE COMBAT, 14H20

Yoshi : Sergent Yoshi au rapport, mon général ! Mario : Repos, sergent. Yoshi : Les éclaireurs sont revenus de mission dans le camp ennemi. Ce qu'ils y ont trouvé dépasse l'entendement. Mario : Soyez franc, sergent. Dites-moi la vérité. Yoshi : Les réserves de nourriture ayant disparu voilà trois jours sont en réalité toutes en possession de l'ennemi. Mario : Même les fruits ? Yoshi : Même les fruits. Mario : Le salaud … Yoshi : La santé des soldats se détériore peu à peu. Les médecins pensent que si rien n'est fait d'ici deux jours, ils risquent d'entamer une grève de la faim. Mario : Mais … elle a déjà commencé, en fait. Yoshi : Oui, sauf qu'ils n'ont pas le choix, donc, ce n'est pas une grève. Mario : Merci sergent, vous pouvez prendre congé. Yoshi : Vous me voyez navré de ne rien pouvoir faire pour cela, mon général. Mario : Ce n'est pas votre faute. Yoshi : Un peu quand même, j'ai fini le dernier paquet de pâtes. Mario : Le salaud …

Le sergent sort.

Waluigi : L'ennemi est allé trop loin, mon général ! Nous devons agir sans plus tarder ! Mario : Ce n'est pas à vous d'en décider, commandant. Ses troupes sont mieux nourries que les nôtres. Si nous les envoyons au combat sans manger, ils sècheront comme des saucissons ! Waluigi : Vous osez faire des jeux de mots sur la nourriture au vu de la situation ? Mario : Votre manque d'humour me consterne, commandant. Waluigi : Nos troupes sont bien trop faibles pour mener une attaque. Elles ne feront pas trois pas sans tomber de fatigue. Mario : Les lois de la psychologie sont formelles, dites-leur que la nourriture est dans un camp voisin, ils le mettront à sac sans problème, surtout l'adjudant Bowser. Waluigi : Si nous attaquons, les hommes risquent de manger tout ce qu'ils trouvent, même les remparts ! Ce n'est pas bon pour la santé. Mario : Pas s'ils font preuve de discipline ! Waluigi : Je refuse de cautionner ces indigestions !

Le commandant jette ses insignes au sol.

Mario : Tenez-vous vraiment à être considéré comme un déserteur ? Waluigi : Ne parlez pas de dessert, par pitié.

Il quitte la tente. Un officier entre.

Papy Champi : Mon général, nous attendons vos ordres. Mario : … nous allons attaquer. Papy Champi : Mais … en êtes-vous sûr ? C'est assez risqué au vu de nos ... Mario : La nourriture est détenue par le camp ennemi. Papy Champi : … j'y vais de ce pas, mon général. Mario : … attendez ! Le camp est bien gardé ! Papy Champi : J'ai faim.

DÉSERT FLEUR, PORTE NORD DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H30

Bowser : Mercenaire Toad ! Au nom de mon estomac, je vous somme de rendre la nourriture que vous nous avez dérobé ! Toad : Et si je refuse ? Bowser : Nous n'aurons d'autre choix que de vous manger aussi. Toad : Vous n'en avez pas les forces.

L'adjudant se tourne vers ses hommes.

Bowser : Soldats ! Avez-vous entendu le renégat ? Nous n'aurions pas les forces pour récupérer ce qui nous appartient !

Huées.

Bowser : Si vous défendez corps et âme les arts de la table, c'est l'heure de le montrer ! En avant soldats, tuez tous ceux qui vous empêcheront d'atteindre la bouffe !

La porte Nord du camp s'ouvre, laissant place à près de deux cents hommes prêts à le défendre. La bataille fait rage, épées, flèches, balles, … tous types d'armes sont utilisés. Des têtes sont tranchées, des organes perforés, des corps brulés, ...

DÉSERT FLEUR, ARRIÈRE DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H35

Papy Champi : J'entends des cris, ce balourd de Bowser a certainement mené une attaque de front pour récupérer toute la nourriture pour lui. Profitons-en pour récupérer le stock discrètement ! Maskass : Dépêchons-nous, j'ai faim.

Le détachement se colle à un des remparts du camp et commence à l'attaquer à coups de pioches.

Papy Champi : J'entends du bruit. Vite ! Derrière ce rocher !

Tous ont le temps de se cacher de la vue de la patrouille passant près des remparts.

Luma : Eh ! Tu sais pourquoi Toto n'est pas très matinal ? Plante Piranha : Non. Luma : Parce qu'il aime pas se lever tôt-tôt … Plante Piranha : Mais … cette blague est mauvaise !

La patrouille s'éloigne des remparts.

Papy Champi : La voie est libre ! On y retourne !

Les pioches ont finalement raison d'un fragment du rempart. L'ouverture est assez grande pour que le détachement puisse s'y faufiler en file indienne.

Papy Champi : La bouffe est proche, je sens le camembert d'ici. Maskass : Depuis le temps qu'on vous le dit … Papy Champi : De quoi ? Maskass : Attention !

Un Koopa a repéré l'équipe. Toutefois, Maskass a le temps de lancer un couteau dans sa direction, lui transperçant la gorge.

Papy Champi : Oh non … moi qui ne voulais pas sombrer dans le cannibalisme ... Maskass : Les éclaireurs nous ont dit que la bouffe était située du côté ouest du camp. Papy Champi : Ok, on en est pas loin. Mangeons ce Koopa, et dépêchons-nous !

DÉSERT FLEUR, PORTE NORD DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H45

La bataille continue. Les hommes du mercenaire Toad ont déjà exécuté la moitié des troupes de l'adjudant Bowser, alors que peu de pertes sont à décompter de leur côté. Bowser est au cœur de la bataille alors que Toad observe la scène du haut des remparts.

Bowser : Bon sang, tu es obligé de manger ce poulet devant nous ? Toad : Si ça peut te rassurer, il fait partie de mon élevage hors-sol. Bowser : Et tes hommes acceptent de manger ça ? Toad : Mes hommes préfèrent votre stock. Tiens d'ailleurs … Soldats ! C'est la pause gout' !

Les troupes de Toad se retirent dans le camp.

Bowser : Mais … Soldats ! Joignez-vous à eux ! Toad : Archers ! Feu !

Une pluie de flèches enflammées s'abat sur les troupes isolées de Bowser. Ce dernier est touché au bras, hurle, puis retire la flèche au plus vite. Il ne reste qu'une vingtaine d'hommes encore en vie. Les portes du camp se referment.

Toad : Tu comprends, je n'allais pas tous vous faire flamber dès le début du combat, on aurait eu trop de choses à manger. Bowser : Espèce de lâche ! Soldats ! Forcez les portes ! Toad : Avec si peu d'hommes ? Sans compter les cuits ? Mes soldats vont vous prendre pour du méchoui et vous manger. Fuyez pauvres fous !

DÉSERT FLEUR, ARRIÈRE DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H50

Papy Champi : Là-bas ! Le stock de bouffe ! Pressons-nous ! Maskass : Attendez …

Au vu de la fin prématurée des combats, les troupes recommencent à peupler le camp.

Papy Champi : Bon sang, ça fait beaucoup de Koopa à manger.

L'équipe se précipite vers la nourriture, mais les ennemis donnent l'alerte, et l'équipe est rapidement encerclée.

Toad : Tiens, officier Papy Champi, je ne vous savais pas affamé. Papy Champi : Vous … vous auriez pas une sauce barbecue ? Toad : Non, y'en avait plus au supermarché. Papy Champi : … laissez-nous nous inviter au diner, on a faim. Toad : Ah bah non, vous vouliez tout piquer voilà cinq minutes. Pour vouloir être des invités, vous manquez cruellement de civisme !

Lors de la discussion, Maskass en a profité pour voler un sac de fruits, et s'apprêtait à s'enfuir en le portant sur son dos. Un archer abat Maskass, qui s'effondre au sol.

Papy Champi : Arrêtez ! Pitié ! Vous avez bien assez à manger pour nous en donner un peu, même si nous sommes ennemis ! La mort de faim nous menace ! Toad : Si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. Êtes-vous avec nous ? Papy Champi : … bon, OK, je me battrai à vos côtés. Toad : Vous êtes sûr ? On vient quand même de buter tous vos amis de sang-froid. Papy Champi : Auriez-vous du fromage, mon Maitre ?

Toad donne du fromage à Papy Champi.