Mini-Fic Mario Sérieuse 2013 : Une Bataille Décisive
Publié en Décembre 2013 pour un concours de création sur Mario Universalis.
PLAINE CHAMPIGNON, TENTE DU GÉNÉRAL, SEPTIÈME JOUR DE COMBAT, 14H20
Yoshi : Sergent Yoshi au rapport, mon général ! Mario : Repos, sergent. Yoshi : Les éclaireurs sont revenus de mission dans le camp ennemi. Ce qu'ils y ont trouvé dépasse l'entendement. Mario : Soyez franc, sergent. Dites-moi la vérité. Yoshi : Le caporal Luigi est détenu dans une cage de deux mètres carrés de surface, protégée par deux Frères Marteau. Il semble ne disposer que d'un repas par jour, composé essentiellement de bouillon dans lequel ont mijoté les restes de nos hommes. Mario : Le salaud … Yoshi : La santé du caporal se détériore peu à peu. Les éclaireurs pensent que si rien n'est fait d'ici deux jours, il risque de décéder. Mario : Merci sergent, vous pouvez prendre congé. Yoshi : Vous me voyez navré de ne rien pouvoir faire pour cela, mon général. Mario : Ce n'est pas votre faute.
Le sergent sort.
Waluigi : L'ennemi est allé trop loin, mon général ! Nous devons agir sans plus tarder ! Mario : Ce n'est pas à vous d'en décider, commandant. Ses troupes sont supérieures en nombre, nous ne pouvons foncer tête baissée sans élaborer de stratégie au préalable ! Waluigi : Une stratégie … comme si cela allait changer quelque chose ! Mario : Votre scepticisme me consterne, commandant. Waluigi : Nos troupes sont encore sous le choc de la mort du sergent Kong, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre encore des hommes en si peu de temps ! Mario : Les ordres du Roi sont formels, il est hors de question de laisser souffrir un homme chez l'ennemi ! Waluigi : Si nous attaquons, d'autres hommes souffriront chez l'ennemi ! Mario : Pas si on élabore une stratégie qui soit fiable ! Waluigi : Je refuse de cautionner ce suicide !
Le commandant jette ses insignes au sol.
Mario : Tenez-vous vraiment à être considéré comme un déserteur ? Waluigi : Il vaut mieux être déserteur que complice de cette boucherie.
Il quitte la tente. Un officier entre.
Papy Champi : Mon général, nous attendons vos ordres. Mario : … nous allons attaquer. Papy Champi : Mais … en êtes-vous sûr ? Mario : Nous placerons cent hommes sous les ordres de l'adjudant Bowser devant l'entrée principale du camp ennemi pour faire diversion au travers d'une attaque de front. Durant cette attaque, une troupe de quinze personnes sous votre responsabilité contournera le mont Bill Balle et entrera dans le camp par une autre porte pour libérer le caporal Luigi. Une fois sortis, vous soufflerez trois fois dans une corne de brume pour ordonner à l'autre troupe de battre en retraite. Papy Champi : … à vos ordres mon général. Mario : Nous risquons de perdre beaucoup d'hommes. Je compte sur vous pour mener votre mission au plus vite, et efficacement. Papy Champi : Il en sera ainsi.
DÉSERT FLEUR, PORTE NORD DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H30
Bowser : Mercenaire Toad ! Au nom du Roi Pokey, je vous somme de déposer les armes auprès du général Mario et de cesser toute dissidence dans l'immédiat ! Toad : Et si je refuse ? Bowser : Nous n'aurons d'autre choix que de forcer cette porte et de vous capturer. Toad : Votre culot ne manque pas d'égal, adjudant Bowser, dommage que vous n'ayez que si peu d'hommes avec vous … Pensez-vous vraiment renverser mon camp avec une cohorte de paysans ?
L'adjudant se tourne vers ses hommes.
Bowser : Soldats ! Avez-vous entendu le renégat ? Vous seriez des paysans !
Huées.
Bowser : Si vous savez vous battre, c'est l'heure de le montrer ! En avant soldats, et ne faites pas de quartier !
La porte Nord du camp s'ouvre, laissant place à près de deux cents hommes prêts à le défendre. La bataille fait rage, épées, flèches, balles, … tous types d'armes sont utilisés. Des têtes sont tranchées, des organes perforés, des corps brulés, ...
DÉSERT FLEUR, ARRIÈRE DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H35
Papy Champi : J'entends des cris, la bataille a certainement commencé, c'est à nous de jouer ! Soldat Maskass, les pioches je vous prie. Maskass : Tout de suite, officier.
Le détachement se colle à un des remparts du camp et commence à l'attaquer à coups de pioches.
Papy Champi : J'entends du bruit. Vite ! Derrière ce rocher !
Tous ont le temps de se cacher de la vue de la patrouille passant près des remparts.
Luma : J'espère que cette guerre ne sera pas trop longue. Noël vient, et j'ai peur de ne pas retrouver mes enfants pour ce moment. Plante Piranha : Pas d'inquiétude, nos éclaireurs parlent d'une désorganisation croissante dans le camp adverse. Ils ne devraient pas faire long feu. Luma : Puisse la Princesse t'entendre …
La patrouille s'éloigne des remparts.
Papy Champi : La voie est libre ! On y retourne !
Les pioches ont finalement raison d'un fragment du rempart. L'ouverture est assez grande pour que le détachement puisse s'y faufiler en file indienne.
Papy Champi : Bien, à présent, trouvons la cage du caporal Luigi. Maskass : Attention !
Un Koopa a repéré l'équipe. Toutefois, Maskass a le temps de lancer un couteau dans sa direction, lui transperçant la gorge.
Papy Champi : Bien, la situation s'est aggravée. Goomba, Lakitu, montez la garde près du corps et assurez-vous que personne ne donne l'alerte. Maskass : Les éclaireurs nous ont dit que la cage était située du côté ouest du camp. Papy Champi : OK, on en est pas loin. Dépêchons-nous !
DÉSERT FLEUR, PORTE NORD DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H45
La bataille continue. Les hommes du mercenaire Toad ont déjà exécuté la moitié des troupes de l'adjudant Bowser, alors que peu de pertes sont à décompter de leur côté. Bowser est au cœur de la bataille alors que Toad observe la scène du haut des remparts.
Bowser : Continuez de vous battre, soldats ! Le général Mario compte sur vous ! Toad : En attendant, où est-il, le général Mario ? Ce pleutre ne daigne même pas se déplacer pour mener une attaque de front ? Bowser : Parce que tu assures la défense, planqué derrière tes hommes ? Toad : Détrompe-toi, mon jeune ami, je fais partie de la bataille. Regarde. Soldats ! Repli !
Les troupes de Toad se retirent dans le camp.
Bowser : Mais … Soldats ! Poursuivez-les ! Toad : Archers ! Feu !
Une pluie de flèches enflammées s'abat sur les troupes isolées de Bowser. Ce dernier est touché au bras, hurle, puis retire la flèche au plus vite. Il ne reste qu'une vingtaine d'hommes encore en vie. Les portes du camp se referment.
Toad : Tu comprends, je n'allais pas gaspiller tout mon stock de flèches dès le début du combat. Bowser : Espèce de lâche ! Soldats ! Forcez les portes ! Toad : Avec si peu d'hommes ? Sans compter les blessés ? Rentre chez toi, tu me fais pitié.
DÉSERT FLEUR, ARRIÈRE DU CAMP TOAD, HUITIÈME JOUR DE COMBAT, 15H50
Papy Champi : Là-bas ! La cage du caporal ! Pressons-nous ! Maskass : Attendez …
Au vu de la fin prématurée des combats, les troupes recommencent à peupler le camp.
Papy Champi : Bon sang, la bataille est déjà terminée ! On n'a plus le temps pour la discrétion, foncez !
L'équipe se précipite vers la cage de Luigi, mais les ennemis donnent l'alerte, et l'équipe est rapidement encerclée.
Toad : Tiens, officier Papy Champi, je me disais bien que je ne vous avais pas vu au combat. Papy Champi : Vous … vous les avez tous tués ! Toad : Je n'ai pas eu trop le choix, ils refusaient de quitter les lieux. Papy Champi : … laissez-nous partir, avec Luigi, où vous le regretterez. Toad : Regretter quoi ? Vous êtes une douzaine, nous sommes cent cinquante. Battez-vous si vous le souhaitez, mais je crains pour votre … Hé ! Toi !
Lors de la discussion, Maskass en a profité pour ouvrir la cage de Luigi, et s'apprêtait à s'enfuir en le portant sur son dos. Un archer abat Maskass, qui s'effondre au sol.
Papy Champi : Arrêtez ! Pitié ! Votre Princesse n'en a que faire de nous. Toad : Si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. Êtes-vous avec nous ? Papy Champi : … plutôt mourir.
Toad poignarde Papy Champi.